Le mécanisme de digestion

Comment les plantes carnivores digèrent-elles leurs proies ?

Nous avons vu que la Dionée attirait ses proies grâce à un nectar, produit par des glandes nectarifères.

            Mais une fois les proies capturées comment font-elles pour les digérer ?

Hypothèse : Nous avons émis l'hypothèse que le mécanisme de digestion de la Dionée était semblable à celui des animaux, donc les proies sont transformées en matière assimilable. Nous supposons que la plante carnivore produit des enzymes digestives qui vont transformés les bestioles piégées en substances assimilables par la plante.

Nous avons essayé de démontrer la présence d’enzymes grâce au test du Biuret, puis à l’aide des UV nous avons localisé les zones de production de ces enzymes. Enfin nous avons réalisés une coupe végétale et une empreinte pour mettre en évidence  les glandes digestives et les poils sécréteurs.

 

1 ) Le Test du Biuret

    Le test du biuret est utilisé afin de mettre en évidence la présence de protéines, ici normalement contenues dans les enzymes digestives.

Matériel :

 

-          De la soude

-          Du sulfate de cuivre

-          Des tubes à essais

-          Un moreau de papier buvard avec le liquide sécrété par la plante

experience-du-test-du-biuret-4.jpg


Nous avons laissé du papier buvard dans les lobes fermés de la plante pour que le papier absorbe un maximum de liquide afin de le tester pour voir s'il contenait des protéines.

papier-buvard.jpg

Voici le résultat de l'expérience après ajout de soude et de sulfate de cuivre :

 experience-du-test-du-biuret-17-1.jpg

De gauche à droite :  

  • Tube à essai test ( buvard + liquide plante ) 
  • Tube à essai témoin négatif ( buvard sans protéines ) 
  • Tube à essai témoin positif ( buvard + protéines ) 

D'après les résultats de l'expérience, nous pouvons donc conclure que le liquide de la plante contient des protéines et de ce fait une enzyme.


2)  Zones de production des enzymes

    Ensuite, nous nous sommes intéressés à la localisation des glandes qui sécrétaient les enzymes et avons donc passé les plantes sous UV.


experience-uv-2.jpg     

Nous pouvons observer au centre du lobe de la feuille une zone un peu plus claire, bleutée sous UV qui correspond à la zone de production des enzymes.


3) Mise en évidence des glandes digestives et des poils sécréteurs

Afin de savoir ce qui produit les enzymes digestives nous avons réalisé une coupe végétale, puis, réalisé une empreinte du lobe de la feuille et nous l’avons observée au microscope et nous avons pris des photos.

Voici ce que nous obtenons :

poils-secreteurs-1.jpg 

Nous pouvons observer des formes à peu près rondes qui sont en fait les glandes digestives qui produisent les enzymes, afin de mieux les observer nous avons effectué une empreinte du lobe interieur de la feuille que nous avons observé au microscope.

poils-secreeurs-emprinte-1.jpg

Nous avons ici une meilleure vue de ces glandes enzymatiques situées sur le lobe de la plante. Ces " glandes " sont chargées de la sécrétion d'un liquide digestif, mais aussi de l'absorption des composés produits par la digestion.

 Le mécanisme général de la digestion de la Dionée ressemble à celui qu’on observe chez les animaux, les proies sont transformées en matière assimilable.

 La Dionée produit grâce à des glandes spécialisées, des enzymes digestives (que nous avons mis en évidence grâce au test du biuret) qui s’activent lors de la fermeture complète du piège car la fabrication d’enzymes nécessite de l’énergie que la dionée préfère ne pas gaspiller. Une fois les deux lobes de la plante refermés, le processus de digestion (4 à 10 jours) peut commencer.

 Cette digestion correspond à une dissolution enzymatique ; elle permet la transformation des bestioles piégées en substances directement assimilables par la plante elle-même.

 Les produits créés par la digestion doivent être absorbés et empruntent le trajet inverse à celui de la sécrétion d'enzymes. Ils circulent pendant deux à trois heures dans les feuilles en empruntant les vaisseaux du xylème. Ils passent ensuite dans la tige.

 De là ces acides aminés arrivent aux racines. Deux à trois semaines seront nécessaires pour une digestion complète. Enfin quasi-complète : dans le piège, il reste encore une carapace desséchée.

 

 


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